Le présidium du Forum National SPI pour la paix
Placée sous le haut patronage du Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, et de Son Excellence Monseigneur Laurent Lompo, Archevêque Métropolitain de Niamey et Président du Groupe de Travail de l’Initiative du Sahel pour la Paix (SPI), cette rencontre a rassemblé des représentants des institutions publiques, des autorités administratives, religieuses et coutumières, des médias, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des jeunes et des femmes venus de différentes régions du pays.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du Ministre d’État, entouré notamment de Son Excellence Monseigneur Laurent Lompo, de l’Honorable Cheikh Barham Aboubacar, Coordonnateur National du Comité de Dialogue Inter et Intra-Religieux (CDIR), du Général de Brigade Diddili Amadou, Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), ainsi que de nombreuses personnalités nationales et internationales.
Un moment de recueillement a été observé en mémoire des victimes civiles et militaires des récentes attaques terroristes ayant frappé le Niger, notamment celles survenues à Niamey quelques jours auparavant.
Un appel unanime à l’unité et au dialogue
Dans son intervention, Monseigneur Laurent Lompo a rappelé que la paix ne se décrète pas mais se construit chaque jour à travers la justice, la solidarité, l’inclusion et le dialogue. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’investir dans la jeunesse et de renforcer le rôle des femmes dans les processus de paix.
L’Honorable Cheikh Barham Aboubacar a pour sa part souligné que les religions constituent au Niger des forces de rassemblement et non de division. Il a appelé les leaders religieux à demeurer des artisans de paix et à lutter contre les discours de haine, l’extrémisme violent et toutes les formes de manipulation susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.
Le Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, le Général de Brigade Diddili Amadou, a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concertées aux défis sécuritaires, sociaux et économiques auxquels sont confrontées les communautés. Il a rappelé que la paix durable passe par l’implication de tous les acteurs, notamment les jeunes, les femmes, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les organisations communautaires.
Dans le discours officiel lu au nom du Ministre d’État, le conseiller technique du ministre M Alassane Seiboun a invité les participants à faire de la cohésion sociale, de la prévention des conflits et de la résilience communautaire des priorités nationales. Il a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner toutes les initiatives contribuant à préserver l’unité nationale et la stabilité du pays.
Des échanges centrés sur les solutions
Les travaux du forum ont été structurés autour de plusieurs panels thématiques.
Le premier panel a donné la parole aux communautés directement affectées par les violences afin de recueillir leurs préoccupations, leurs attentes et leurs propositions.
Le deuxième panel a permis aux leaders religieux et aux chefs traditionnels de partager leurs expériences et leurs recommandations pour renforcer le dialogue interreligieux et la réconciliation.
La deuxième journée a été consacrée au rôle des médias dans la promotion de la paix et de la citoyenneté. Les participants ont insisté sur la responsabilité des professionnels de l’information dans la lutte contre la désinformation, les discours de haine et les tensions communautaires.
Une table ronde de haut niveau a ensuite réuni les partenaires techniques et financiers autour des questions de coordination, de financement et de durabilité des initiatives de consolidation de la paix.
En marge des travaux, les participants ont également visité des stands d’exposition tenus par des personnes déplacées internes bénéficiaires d’activités génératrices de revenus. Cette initiative a permis de mettre en valeur les efforts de résilience économique des communautés affectées par les crises et d’encourager leur autonomisation.
Des recommandations et un engagement collectif
La dernière séance du forum a été consacrée à l’identification des actions prioritaires et à la formulation de recommandations destinées aux pouvoirs publics, aux organisations religieuses, aux médias, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations communautaires.
Les participants ont notamment recommandé :
- Le renforcement de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes ;
- Le soutien aux mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits ;
- Le développement de programmes d’éducation à la paix et à la citoyenneté ;
- Le renforcement du dialogue interreligieux et interculturel ;
- Une meilleure coordination entre les différents acteurs de la paix ;
- La mobilisation accrue des ressources en faveur des initiatives locales de cohésion sociale.
Les travaux se sont achevés par les interventions de l’Honorable Cheikh Barham Aboubacar et de Son Excellence Monseigneur Laurent Lompo, qui ont appelé les participants à transformer les recommandations du forum en actions concrètes au service des communautés.
Au terme de ces deux journées, un message fort s’est dégagé des échanges : la paix durable au Niger et au Sahel ne pourra être construite que par une mobilisation collective, inclusive et permanente de l’ensemble des forces vives de la Nation.
« Élevons nos voix et unissons nos efforts pour une paix durable au Niger et au Sahel », tel est l’appel lancé par les participants à l’issue de ce Forum National de l’Initiative du Sahel pour la Paix.

