Photo de famille, prise au sortie de la cérémonie de lancement de l’atelier
Du 29 juin au 2 juillet 2026, le Centre national Cardinal Paul Zoungrana de Ouagadougou a accueilli l’atelier régional de planification de Sahel Peace Initiative (SPI). Quatre jours durant, coordonnateurs nationaux et Bureau de Coordination Régionale se sont réunis pour bâtir, ensemble, les actions de l’année 2027. À l’arrivée : des équipes galvanisées, une feuille de route commune, et une conviction largement partagée que le SPI aborde la nouvelle année avec un élan renouvelé.
C’est Monseigneur BAZIE, Président du Conseil d’administration du SPI, qui a donné le coup d’envoi de la rencontre, par un discours d’ouverture empreint d’espérance et d’engagement. Avec des mots forts et des messages poignants, il a rappelé la raison d’être profonde de l’Initiative du Sahel pour la Paix; celle de construire la paix patiemment, localement et ensemble, là où les tensions menacent le vivre-ensemble. Un ton solennel qui a immédiatement donné à l’atelier toute la mesure de ses enjeux.
Des équipes prêtes pour le terrain
Photo des participants en atelier
Le Coordonnateur national du SPI-Mali au cours de la présentation du bilan de ses activités
Durant quatre jours de travaux intenses, les participants ont revisité les standards de planification, de budgétisation et de mise en œuvre, avant de dresser le bilan de l’année fiscale 2026 et de se projeter sur 2027. L’atelier a également été l’occasion de réviser le domaine prioritaire d’intervention du SPI et ses deux domaines secondaires, dans le respect du cadre réglementaire en vigueur, ainsi que d’engager la révision des statuts et du règlement intérieur de l’organisation.
Au sortir de la rencontre, l’enthousiasme des coordonnateurs ne fait aucun doute. Pour Gérard Zongo, coordonnateur national du Burkina Faso, l’atelier a permis de consolider une vision commune tout en dessinant des actions concrètes à mener dans son pays. Au compte du Burkina, il cite les actions comme l’organisation d’un prix des journalistes et communicateurs pour la paix, l’organisation d’une initiative transfrontalière de promotion de la cohésion sociale avec les équipes de la Côte d’Ivoire et la tenue des actions de promotion de l’éducation à la paix en milieu scolaire. Il conclut avec conviction : « La paix n’est pas un vain mot. La promotion de la paix et de la cohésion sociale est l’affaire de tous. »
Au Niger, YONLI Labdanie Assane Antoine se dit tout aussi prêt à passer à l’action. Il souligne que l’atelier a permis de renforcer les orientations autour d’un socle commun, à charge pour chaque coordonnateur de l’adapter à son contexte national. Pour le Niger, deux priorités se dégagent pour 2027 : une formation et un concours de journalistes sur la paix et la cohésion sociale, ainsi que la mise en place d’agents communautaires dédiés à cette même cause.
Du côté de la Côte d’Ivoire, Vincent Saré salue des échanges particulièrement enrichissants autour de l’harmonisation des activités. Il insiste sur l’esprit de dynamique commune. Pour lui, l’ambition est que les actions « ne soient pas disparates, mais qu’elles s’inscrivent dans une même dynamique, avec une cohérence et une logique commune ». Pour son pays, encore dans une phase de démarrage, l’accent sera mis sur des forums et conférences visant à renforcer les structures de paix déjà actives sur le terrain.
Un partenaire fidèle, une mission réaffirmée
Cérémonie de clôture: le Représentant Pays de CRS à gauche et le Secrétaire Général Régional de SPI à droit
Tout au long de l’atelier, le SPI a pu compter sur la présence de son partenaire technique et financier, Catholic Relief Services (CRS), dont le staff a accompagné chaque étape des travaux. Cette proximité s’est traduite avec éclat lors de la cérémonie de clôture, à laquelle a pris part le représentant pays de CRS. Ce dernier a chaleureusement félicité le SPI et l’ensemble des participants, saluant à la fois l’initiative de l’atelier et la qualité des résultats obtenus. Par ailleurs, il a invité tous les acteurs à poursuivre, avec la même détermination, la mission de promotion de la paix et de cohésion du SPI.
C’est le Secrétaire Général Régional qui a prononcé le mot de la fin, saluant l’engagement de tous et rendant hommage à la disponibilité constante de CRS aux côtés du SPI. Il a exhorté chacune et chacun à demeurer, au quotidien, un artisan de paix, œuvrant pour la résilience communautaire et un vivre-ensemble durable dans la région.
À l’issue de ces quatre jours, une chose est certaine : les équipes du SPI, du Burkina Faso au Niger en passant par la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali, repartent avec une vision claire et une énergie intacte pour faire de 2027 une année de résultats concrets sur le terrain.

